Moringa
Moringa oleifera Lam.
famille: Moringaceae
syn : Guilandina moringa L.
Moringa pterygosperma Gaertn
Origine : probablement du Nord de l' Inde et du Pakistan
synonyme vernaculaire : Arbre de vie ; Maloko ; Ben ailé ; Moulong-kilé Néverdier ;Arbre à raifort (Ben nuts tree ; Horseradish tree ; Drumstick tree ; Bensoliv ; Angela ; Ben ; Jazmin francés ; moulong- ka : Nébédaye ,Anamambo ; Indagba manoye)avant toute description botanique:
TRES IMPORTANTca va je crois que j'ai ecris assez gros pour lancer une alerte !
mais vous allez comprendre pourquoi en lisant ce qui va suivre !
En 1995 je suis resté stupéfait par un article paru dans Sciences et Vie :
Comment sauver 1,3 milliards de personnes?je vous fait un raccourci ici (la suite si vous lisez tout sur cet arbre )
Le professeur Geoff Folkard de l'université de Leicester en Angleterre a mené une étude au Malawi en 1995 sur la graine de Moringa oleifera et ses propriétes agglutinantes
En effet
la graine de Moringa est capable de purifier l'eau à 99% de ses virus et bacteries cette nouvelle ahurissante est resté cloisonné pendant de nombreuses années sans que je puisse en savoir plus ( à part des envois de graines que j'ai realisé pour le senegal)
jusqu'à l'an 2000 où j'ai reussi à avoir un entretien lors d'une conference avec une responsable du museum d'histoire naturelle qui avait comble de chance étudier cette graine avec la Lyonnaisse des Eaux (tiens tiens ?) sur la faisabilité de station d'épuration à grande echelle avec les graines de moringa : mon sentiment de départ était bien conforté sauf que sa réponse m'a laissé sans voix : le projet a été abandonné suite a une constatation d'une augmentation de proteines au bout de 24 h : j'ai trouvé la réponse un peu trop simpliste et connaissant les enjeux économiques de nos pays industrialisés que representent la vente de cachet purificateur ou pire encore la vente de produits chimiques pour les usines de traitement : un exemple pour le Malawi en 1993 cette somme était de 400 000 livres : de quoi faire paniquer des industriels si ils perdaient leurs sources de revenus non? et une bonne raison d'enterrer cette affaire un peu trop gratuite et vous allez voir , vous n'etes pas au bout des surprises
Le Moringa : L'arbre de vie
Description :
Moringa
oleifera, souvent appelée simplement moringa, est une espèce de petit
arbre pouvant mesurer jusqu'à 10 m de la famille des Moringaceae seul représentant en Guadeloupe.
Elle est originaire du nord de l'Inde et est maintenant acclimatée dans
presque toutes les régions tropicales, elle résiste bien à la
sécheresse et a une croissance rapide.
Sa présence en Guadeloupe n'est pas du comme on aurait pu le penser avec l'arrivée des premiers Indiens après l'abolition de l'esclavage
Son introduction dans les Antilles a été faites par les francais en 1782 puis distribué dans les iles britanniques par Anderson
« Moringa » vient du malayalam muringa (മുരിങ്ങ). La plupart des
langues utilisent un dérivé phonétique de ce mot pour désigner la
plante.
Cet arbre au tronc mince a un feuillage aérien avec ses petites feuilles tripennées ; de janvier à juin il présente des fleurs blanches et jaunes en grappes que l'on peut manger en salades , l'arbre porte continuellement des capsules vertes ou marron selon leur degré de maturité d'environ 20 à 35 cm de longueur et triangulaire a l'interieur desquels sont rangées des graines tri ailées, repartis sur 3 rangées .Ces graines sont marron foncé au centre et blanches au niveau des ailes
Les capsules vertes (avant maturité: moulong-ka) sont consommés ici par les Indiens dans un plat qu'on appele le Moulong-kilé
Ci dessous, il est entendu que le mot moringa se rapporte à l'espèce Moringa oleifera sauf précision contraire.
La tradition indienne de l'ayurveda indiquait que les feuilles du
Moringa guérissaient plus de 300 maladies. La science moderne a
confirmé cette croyance et a ajouté que cette plante avait en plus une
valeur nutritive très importante :
* en Inde, le Moringa est une plante vivrière cultivée pour ses
fruits, qui sont mangés cuits et exportés frais ou en conserve. Au
Sahel, les feuilles de Moringa oleifera sont consommées comme légume et
celles de Moringa stenopetala constituent le repas de base du peuple
Konso en Éthiopie. Des analyses nutritionnelles ont montré que les
feuilles de Moringa oleifera sont plus riches en vitamines, minéraux et
protéines que la plupart des légumes. Elles peuvent constituer un
aliment complet puisqu'elles contiennent deux fois plus de protéines et
de calcium que le lait, autant de potassium que la banane, autant de
vitamine A que la carotte, autant de fer que la viande de boeuf ou les
lentilles et deux fois plus de vitamine C qu'une orange. Beaucoup de
programmes utilisent les feuilles de Moringa oleifera contre la
malnutrition et ses maladies associées (cécité, etc.).
* de plus, les graines de Moringa contiennent un polyélectrolyte
cationique qui a montré son efficacité dans le traitement des eaux
(élimination de la turbidité), en remplacement du sulfate d'alumine ou
d'autres floculants. L'avantage de l'utilisation de ces graines est
double :
o substitution de floculants importés par un produit local
facilement accessible permet une économie importante de devises pour
les pays du Sud,
o ce floculant, contrairement au sulfate d'alumine, est totalement biodégradable.
On peut également extraire de ses graines une huile alimentaire
intéressante (huile de Ben qui a la particuliarité de ne pas rancir) , notamment en Afrique où beaucoup de pays manquent
d'huiles alimentaires, et une matière première intéressante pour
l'industrie cosmétique (savon, parfum). Une utilisation mixte du
moringa, pour la production d'huile et d'agent floculant, est possible
car le tourteau issu de l'extraction d'huile conserve ses capacités
floculantes.
* ses racines servent à produire un condiment alimentaire ce qui lui vaut le nom de raifort .
* D'autres applications potentielles du moringa, comme son
utilisation dans l'alimentation animale, comme hormone de croissance
végétale, comme engrais vert, en phytopharmacie ou comme pâte à papier
font l'objet de recherches nombreuses.
Le Moringa peut se trouver dans des zones très arides comme le Sahara,
mais il aime également les climats semi-tropicaux humides. Sa racine
tubéreuse lui permet de se passer d'eau pendant plusieurs mois. Son nom
sénégalais "Nébédaye", et son nom français de "Néverdier" viendraient
de l'anglais "Never die": lorsqu'on le coupe ou que des jeunes pousses
sont brûlées par le soleil, il repousse aussitôt avec les premières
pluies. Il peut se planter par semis, en repiquage ou en plein champ,
ou par boutures. On peut le cultiver de façon extensive pour une
production de graines (semences ou production d'huile) ou de façon
intensive irriguée pour une production optimale de feuilles (très
nutritives) avec une récolte toutes les 6 semaines! C'est un arbre à
croissance très rapide, jusqu'à 1 mètre par mois! Facile à planter,
l'"Ananambo", très répandu dans cinq des six provinces de Madagascar
(Fianarantsoa, Tuléar, Mahjunga, Diego-Suarez et Tamatave), se plante
par bouture. Son reboisement en masse contribue à la préservation de
l'environnement et cet arbre se révèle un pare-feu efficace.
Plusieurs organismes ont isolé la protéine active du floculant de
Moringa pour faciliter son utilisation dans les usines de traitement
des eaux mais aussi pour l'aquaculture d'algues, les usines de pâte à
papier, les caves viticoles ou le secteur minier. La production et
l'utilisation du Moringa dans des conditions économiques réelles est en
train d'être mise au point.
Moringa oleifera - Un arbre aux usages multiples
par Geoff Folkard et John Sutherland.
L’eau de rivière utilisée pour les besoins domestiques et prise dans
les rivières peut être chargée de matières en suspension surtout
pendant la saison des pluies. L’eau est chargée de particules de vase,
solides, bactéries et autres micro-organismes (parmi lesquels certains
sont porteurs de maladies). Il est très important de retirer un maximum
de ces matières en suspension avant que quiconque n’utilise l’eau. Les
grandes stations de traitement des eaux le font en ajoutant des
coagulants chimiques à l’eau. De cette façon les particules se collent
ensemble (coagulation) puis elles sombrent. L’eau propre est ensuite
versée dans un autre récipient. Les produits chimiques adéquats ne sont
pourtant pas toujours disponibles ou bien, ils sont trop chers. Une
alternative est d’utiliser un coagulant naturel, généralement obtenu à
partir de plantes. Dans certaines parties du monde, on fait cela à
petite échelle depuis des siècles.
La longue gousse, une portion ouverte (gauche) et la graine ailée
Le groupe d’ingénieurs écologistes à l’université de Leicester, Royaume
Uni, a étudié l’utilisation possible de coagulants naturels pour le
traitement des eaux à grande échelle. Ils ont étudié les propriétés
coagulantes naturelles des graines broyées de l’arbre Moringa oleifera.
Celui-ci est natif de l’Inde du nord, mais pousse aussi maintenant sous
les tropiques. On le connait parfois sous le nom de «baguette de
tambour» à cause de la forme de ses gousses ou encore de «raifort» (qui
décrit le goût de ses racines). Le moringa pousse rapidement à partir
de graines ou de boutures, même sur sols pauvres. Il ne nécessite guère
de soins et peut survivre à de longues périodes de sècheresse. Sa
pousse est rapide: jusqu’à 4 mètres en hauteur avec floraison et
production de fruits observées durant l’année suivant la plantation,
lors des essais près de Nsanje au Malawi du sud. Dans certaines régions
de l’Inde du sud, deux récoltes de fruits en gousses sont possibles au
cours d’une seule année. Comme la liste ci-contre le montre, l’arbre a
de multiples utilisations.
Le traitement de l’eau domestique
Les gousses doivent mûrir sur l’arbre et sont ramassées une fois
sèches. Les enveloppes et «ailes» légères des graines se retirent
facilement laissant apparaître la graine elle-même, toute blanche.
Elles sont ensuite finement broyées et pilonnées en utilisant mortier
et pilon. La quantité de graines broyées nécessaire au traitement de
l’eau d’une rivière dépend de la quantité de matières en suspension
qu’elle contient. Les utilisateurs se familiarisent rapidement avec les
besoins variables de leur eau, en fonction de la saison et de la
quantité de sédiments en suspension.
Pour traiter 20 litres d’eau (quantité moyenne transportée dans un
grand seau) environ 2 grammes de poudre sont nécessaires (2 cuillères à
café de 5 ml rases ou 2 capsules de bouteilles de soda avec le dos
rond). Ajoutez une petite quantité d’eau propre à la poudre de graines
pour en faire une pâte. Mettez la pâte dans une bouteille propre (une
bouteille de soda est idéale) Ajoutez une tasse (200 ml) d’eau propre
et secouez pendant 5 minutes. Ceci active les produits chimiques dans
les graines écrasées
A l’aide d’un tissu de coton blanc, filtrez cette solution dans un seau
de 20 litres rempli d’eau de rivière. Mélangez-en le contenu rapidement
pendant 2 minutes suivies de 10 à 15 minutes beaucoup plus lentement.
Pendant que vous remuez lentement, les graines de moringa lient
ensemble (ou coagulent) les fines particules et bactéries pour en
former de plus grosses qui ensuite coulent et se déposent au fond du
seau. Au bout d’une heure, vous avez de l’eau claire.
Ce procédé rendra l’eau claire et retirera 90–99% des bactéries
attachées aux particules solides. Cependant, certains micro-organismes
nocifs risquent d’être encore présents dans l’eau surtout si l’eau est
très polluée. Pour obtenir de l’eau potable, une purification plus
poussée est recommandée, soit en la faisant bouillir soit en la passant
dans un filtre contenant du sable. Les graines séchées (retirez celles
qui sont décolorées) et la poudre peuvent être stockées. La pâte doit,
toutefois, être préparée fraiche chaque jour.
Le traitement de l’eau à grande échelle
Notre travail expérimental a été conduit à Thyolo, au Malawi du sud, où
une station de traitement des eaux avait été construite comme un
système modèle pour le traitement des eaux du village. L’énergie
électrique n’est pas nécessaire à l’opération. Au Malawi, en 1993, les
produits chimiques importés d’Afrique du Sud coûtaient aux autorités
plus de £400,000 en précieuses devises étrangères. Nos essais
d’utilisation des graines de moringa ont donné des résultats de
purification aussi bons que ceux obtenus avec les produits chimiques
commercialisés, ceci à un coût minime. On a besoin de 50 à 150 mg de
graines broyées pour 1 litre d’eau. De simples tests dans des pots
déterminent les quantités de graines nécessaires.
De nombreux pays en voie de développement pourraient économiser d’énormes sommes d’argent en adoptant ces idées.
Le moringa comme légume et source d’huile
Les gousses de moringa sont des légumes commercialisés dans toute
l’Inde. Dans le sud, de nombreuses variétés qui ont des temps de pousse
et des gousses de longueurs très variables ont été sélectionnées. On
les vend fraîches sur les marchés locaux. Les gousses vertes immatures
sont coupées en morceaux et mises en boîtes dans la saumure, pour être
exportées vers l’Europe et l’Amérique.
Ailleurs dans le monde, les arbres moringa sont aimés des villageois
pour leurs gousses et leurs feuillages. Les feuilles contiennent un
taux de protéines élevé (27%) et sont riches en vitamines A et C, en
calcium, fer et phosphore. L’un des avantages de cet arbre est que l’on
peut cueillir ses feuilles à la saison sèche, lorsqu’il n’y a aucun
autre légume sur le marché.
Les graines de moringa contiennent en poids 40% d’huile. Les tests
faits en laboratoire à Leicester ont confirmé que les tourteaux obtenus
après extraction de l’huile, contiennent encore des coagulants actifs.
On peut les utiliser pour traiter l’eau de la même façon que le procédé
déjà décrit. Ces tourteaux peuvent être séchés et stockés. On peut les
obtenir gratuitement comme sous-produit de la fabrication de l’huile.
Ceci constitue un point très important. Les graines de moringa servent
d’abord à la fabrication de l’huile sans que leur efficacité à traiter
l’eau n’en soit réduite. L’huile de moringa est de haute qualité et sa
valeur commerciale est potentiellement élevée. L’huile est d’une égale
valeur pour la cuisine et un ingrédient essentiel pour la fabrication
du savon. La demande en huile du Malawi est largement supérieure à la
production présente du pays. De l’huile de soja est donc importée
d’Amérique du sud.
Une visite a été faite dans un village du sud du Malawi possédant de
nombreux arbres moringa, couverts de gousses vertes. Les arbres sont
très appréciés pour la source en légumes qu’ils représentent, mais les
villageois n’avaient pas ramassé les gousses car ils n’avaient pas les
moyens d’importer l’huile nécessaire pour les faire cuire et ils ne
savaient pas que l’arbre était lui-même une source d’huile.
Conclusions
On devrait encourager la plantation du moringa sur toute les petites
propriétés. Les agriculteurs verront ainsi leur santé et leurs revenus
s’améliorer. Cet arbre précieux fournira des légumes frais et des
matières premières pour l’extraction de l’huile. Une technologie simple
est disponible pour encourager l’établissement de petits moulins à
huile dans les régions rurales. Les tests sont exécutés par ITDG,
Zimbabwe.
Le grand potentiel de l’arbre et de tous ses produits n’a pas été reconnu. Au Nigéria du sud, l’arbre moringa est connu comme idagba manoye – ce qui veut dire «il pousse comme un fou». Nous espérons qu’à l’avenir, le bon sens prévaudra et que le vrai potentiel de cet arbre et de tous ses produits sera reconnu.
Geoff Folkard et John Sutherland sont membres du groupe des ingénieurs
écologistes de l’université de Leicester. Ils vous invitent à leur
écrire au sujet de la culture des nombreuses variétés de Moringa
oleifera et de vos expériences concernant l’extraction de l’huile et
son utilisation. Vous pouvez les contacter à:
Department of Engineering University of Leicester Leicester LE1 7RH Royaume Uni.
Moringa oleifera. Si les lecteurs ont du mal à identifier des spécimens
locaux, de petits paquets de graines peuvent être obtenus en écrivant
à: ECHO 17430 Durrance Road North Fort Myers Fl, 33917-2200, Etats
Unis. Vérifiez d’abord les lois de votre pays quant à l’importation de
graines légumineuses.
LES UTILISATIONS DU MORINGA
LÉGUME:
* Gousses vertes, feuilles, fleurs et graines
grillées.
HUILE:
* Les graines contiennent au poids 40% d’huile.
* Utilisé en cuisine, pour la fabrication du savon,
produit de base cosmétique et dans les
lampes.
COAGULANT POUR L’EAU:
* Utilisé traditionnellement pour le traitement de
l’eau pour la maison au Soudan et en
Indonésie.
* Utilisé à grande échelle dans le traitement des
eaux au Malawi.
AUTRES UTILISATIONS:
* Toutes les parties de la plante s’utilisent dans
la fabrications des médicaments divers.
* Les graines en poudre servent d’onguent pour
traiter les infections bactériennes courantes de
la peau.
* Les feuilles et les tourteaux de graines sont
utiles comme fourrage pour les bêtes ou
comme engrais pour la terre.
* Plantation en haies vives et pare-vents.
* Source de bois de chauffage après élagage
(des branches principales, ce qui encourage la
pousse des branches basses et transversales).